Nice, I Cannes...enfin presque

Publié le par Bruno

Départ mouvementé ce vendredi pour mon 5ème marathon. Il y a trop de monde dans le hall de la gare pour que ce soit une situation normale. Les trains ont beaucoup de retard et nous n'avons que peu d'information. Le TGV que je dois prendre en direction de Marseille est supprimé après 30' de retard. Un éboulement sur la voie dû aux fortes pluies de la nuit dernière. Je préviens Edith, Arnaud et Jo qui ont déjà pris la route que je vais avoir certainement du mal à rejoindre Cannes. Ils me proposent de faire demi-tour et de me récupérer à Val de Reuil, ce que j'accepte volontier. Un grand merci à eux d'avoir perdu une heure de route.

Le samedi sera consacré à la récupération des dossards et à la visite du vieux Nice en partie sous la pluie. Très joli endroit, je regrette de ne pas avoir mon appareil photo. Nous en avons profité en prenant la route vers Nice pour faire une reconnaissance du parcours. Le profil de la course est assez athypique, si la première partie est très plate et roulante, en revanche le deuxième semi commence par une succession de bosses, ce qui sera difficile à gérer à ce stade de la course. Il faudra donc compter sur un départ prudent.

 

Enfin le jour J. Nous empruntons les navettes SNCF qui sont vite bondées vers Nice pour un départ à 8h00. Nous descendons tranquillement vers les sas de départ. Pas de stress pour moi, je suis venu en touriste. Nous pénétrons dans le SAS des 4h00 15' avant le départ. Nous nous souhaitons bonne chance et bonne course. Je suis avec Arnaud qui compte passer sous les 4h00 et Jo qui court son premier marathon. Le départ est donné, la longue ligne de 10 000 participants s'élance pour le passage de l'arche. Nous nous sommes placés du côté droit de la promenade des anglais et bizarrement, il y a moins de monde ce qui fait que nous passons l'arche 1'30 seulement après le départ alors que de l'autre côté, beaucoup piètinent.

Si les premiers kilo se déroulent sans problème, je fais part à mes compagnons de route que nous sommes déjà trop rapides mais sans succès, ils continuent à cette allure. Vers le dizième je les laisse partir sinon je sais ce qui m'attend. Nous passons facilement Saint Laurent du Var, Cagnes et Villeneuve Loubet. Le temps est frais et sec, ce qui est idéal pour un marathon.

 

Le semi arrive, je me sens déjà fatigué. Edith, Isabelle et Patrice sont là pour nous encourager et faire quelques photos.

Ce marathon est bizarre, l'organisation est au top mais ça manque d'ambiance. Très peu de musique et d'animations et puis j'ai l'habitude sur marathon de me joindre à de petits groupes et d'entamer une conversation mais là tout le monde court son marathon sans parler ou presque. La première fois que ça m'arrive, je m'ennuie sur un marathon.

Les difficultés arrivent, quelques jolies bosses qui cassent le rythme et les jambes. Au 25ème, je commence à souffrir vraiment et les premières crampes arrivent, c'est tôt et ça me fait peur pour la suite. J'essaie de gérer au mieux mais après  Juan les Pins, je galère de plus en plus.

A partir du 30 ème j'alterne fréquemment marche et course. Au 35ème l'idée de l'abandon m'effleure, je me pose. Appuyé sur une barrière, la tête dans les bras en faisant des étirements, je fais un point mental. Il reste 7 km de galère mais je cours ce deuxième marathon à 3 semaines du dernier. Même si mon chrono est loin de ce que javais espéré, ça restera un sacré challenge de boucler ce 5ème marathon. Si j'abandonne maintenant, c'est quelque chose que je ne retenterais jamais.

Alors je repars, à la dérive, mais j'y vais.

Au 39ème, je vois Romain et Amandine qui m'encouragent. Le ballon des 4 heures m'a passé depuis un moment et c'est maintenant celui des 4h15 mais je m'en fiche, je n'ai plus qu'une idée c'est terminer et simplement terminer. Nous sommes nombreux à marcher et à nous encourager mutuellement pour aller jusqu'au bout.  Je retrouve un peu de jambes pour terminer en trottinant sur la croisette. J'aperçois Olivier qui vient de terminer en 3h32, Isabelle, Edith et Patrice pour les derniers encouragements.

Enfin l'arche d'arrivée, temps officiel 4h25 mais ça n'a pas réellement d'importance.  Je suis marathonien pour la cinquième fois.

Tps de passage (relevé GPS) :

5 km
27'15
10 km
54'35
15 km
1h21'05
semi 1h55'06
25 km
2h17'00
30 km
2h48'00
35 km
3h22'39
40 km 4h07'00
  
Chrono Réel 42.195 km  4h24'21


Un grand bravo à Jo qui passe quelques secondes après les 4h00 pour son premier marathon. A Arnaud qui comptait sur moi pour teminer sous les 4h00 mais qui améliore son chrono de la Rochelle de quelques minutes sur un marathon plus difficile en passant en 4h 02. Merci à Isabelle et Patrice de nous avoir hébergé. Ce fut un super week end.

Le bilan est pour moi assez mitigé, je n'avais certainement pas assez récupéré de Seine Eure 3 semaines avant. J'espèrais quand même mais pour voir le côté positif, j'ai réussi à enchainer deux marathons, yes I Cannes ;).....




Publié dans Marathons

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
A
<br /> Jamais facile un marathon. dmeain à La Rochelle ils rtisque d'avoir la tempête...<br /> <br /> <br />
Répondre
W
<br /> Comme tu dis Bruno , avec 2 marathons en 3 semaines, peu importe le chrono.Tous ceux qui ont un jour choppé des crampes sur un marathon comprendront quel mental il faut mettre en oeuvre pour<br /> terminer.<br /> En tout cas bravo !!<br /> <br /> Bonne récupération<br /> <br /> <br />
Répondre
F
<br /> COUCOU MON LOU<br /> eh bien tu as fini c'est l'essentiel, un soupçon de tendinite avant de partir, étais ce bien raisonnable?? tu t'es fait plaisir voilà tout!!<br /> mais tu es mon héros!!<br /> ta p'tite femme<br /> <br /> <br />
Répondre
M
<br /> <br /> Tout ca pour dire " yes I cannnes " ! <br /> <br /> <br /> BRavo ! c'est un joii challenge que tu viens det'offrir pour ton anniversaire ;)<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
A
<br /> Salut Bruno<br /> <br /> Bravo d'enchainer deux marathons en trois semaines...<br /> Sympa la vue de la dernière photo, c'est l'hotel ???<br /> <br /> <br />
Répondre
B
<br /> Maerci Arnaud, ce n'est pas l'hotel c'est l'endroit où nous étions hébergé, la famille du pote avec qui je courais. Dommage le soleil n'était pas au rendez vous.<br /> <br /> <br />